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Sud-Ouest - 29/03/2007 - En finir avec les « X-Files »
PAR OLIVIER BONNEFON

jeudi 29 mars 2007


L’information faisait la une de « Sud Ouest » le 4 octobre 1954. « Tandis que des objets non identifiés se multiplient dans notre ciel, le député Jean Nocher interpelle Diomède Catroux (Secrétaire d’Etat à l’Air, du 18 juin 1954 au 20 janvier 1955) pour lui demander la nomination d’une commission d’enquête. » Le phénomène est si important à l’époque (en 1954, 120 témoignages étayés d’observations de PAN sont recensés) que de Gaulle lui-même s’émeut de l’observation spectaculaire d’un phénomène aérospatial non identifié (PAN) survolant Tananarive (Madagascar) et demande, en 1967, que l’on étudie le phénomène. Un projet est mis sur les rails mais le départ du Général, en 1969, le fera capoter.

Pour qu’un travail sérieux soit mené sur le sujet, il faudra attendre 1977 et la création du Gepan (Groupe d’études des phénomènes aérospatiaux non identifiés), qui sera relancé en septembre 2005 sous le sigle de Geipan (avec un « i » pour information). Son nouveau comité de pilotage est présidé par Yves Sillard, l’un des pères de la fusée Ariane et ancien délégué général pour l’armement (« Sud Ouest » du 13 octobre 2005).

28 % des cas inexpliqués

Depuis trente ans, ce département du très sérieux Centre national d’études spatiales (Cnes) est chargé de collecter, analyser et classifier les témoignages recueillis sur le terrain. Le protocole est très précis. Et le fait que la gendarmerie, l’aviation civile, Météo France et l’armée de l’air soient mobilisées décourage a priori les plaisantins.

Le Geipan a recueilli plus de 3 000 procès-verbaux et 6 000 témoignages, enquêté sur des dizaines de dossiers. Le plus ancien date de 1937. Et si 9 % des cas sont parfaitement expliqués et que 33 % le sont probablement, 28 % résistent à toute explication rationnelle. Dans le jargon de l’ufologie (étude des ovnis), ce sont des PAN de catégorie D, inexplicables malgré l’accumulation de preuves : relevés au sol, qualité des témoins, traces radar, etc. ( « Troubles dans le ciel », par Jean-Jacques Velasco, Presses du Châtelet, 332 p., 19,95 euros).

La mise en ligne (www.cnes.fr) par le Cnes des archives du Geipan une initiative audacieuse saluée par la presse étrangère révèle que l’intérêt du grand public n’a pas diminué sur le sujet. Le portail Internet du Cnes est saturé depuis jeudi. Les forums de discussion s’échauffent. « Il était du devoir de l’Etat de donner enfin des explications officielles sur ce dossier et de travailler dans la plus grande transparence possible », justifie Jacques Patenet, chargé de mission expertise des PAN au Cnes. « Nous espérons que cette politique d’information va dégonfler la théorie du complot entretenue de manière insidieuse par des sectes, une frange illuminée de "soucoupistes" et les séries télé américaines type "X-Files". »

Tiroirs « secrets »

Le Cnes a ouvert ses tiroirs « secrets », mais les documents qu’ils renferment restent difficiles d’accès pour le néophyte. Le lecteur pourra trouver le mode d’emploi dans un livre événement (« Phénomènes aérospatiaux non identifiés - Un défi à la science », sous la direction d’Yves Sillard, Le Cherche Midi, 276 p., 17 euros. En librairie le 5 avril 2007) offrant des clefs de compréhension. Jacques Patenet, qui a contribué à cet ouvrage, reconnaît que, loin de bouleverser le monde de l’ufologie, les archives du Geipan ont d’abord pour propos de « provoquer un regain d’intérêt dans la communauté scientifique ».

« L’hostilité aux PAN rappelle celle aux pierres tombées du ciel depuis l’Antiquité. Il fallut attendre 1803 pour que, enfin, la science reconnaisse l’existence des météorites », glisse, en souriant, l’astrophysicien Jean-Claude Ribes, un des auteurs du livre. « Ce qui a faussé le débat, dans le cas des PAN, c’est l’opposition émotionnelle entre les "fondus d’ovnis" et certains ultrarationalistes qui ont eu la mauvaise réaction de dire : "C’est impossible, donc ça n’existe pas". »

« Pas de doute possible »

Pour Yves Sillard, qui a dirigé le livre, « sans négliger la dimension humaine de toute observation, la réalité objective de l’immense majorité des témoignages révélés par les archives du Geipan ne peut être mise en doute ». Selon cet ancien directeur général du Cnes, « le recueil de nouveaux témoignages dans des conditions toujours plus rigoureuses et en garantissant la confidentialité des procédures revêt une grande importance pour une étude sérieuse des PAN ».

Mais la nécessité d’une recherche scientifique de qualité pour accompagner l’étude de ces phénomènes « est une évidence ». « La multiplicité des effets secondaires accompagnant de nombreuses observations, qu’elles soient rapportées par des témoins au sol ou des pilotes en vol, justifie l’intervention de spécialistes de divers domaines (physique, optique, biologie, sciences de l’homme) pour essayer de comprendre leur origine et, si possible, de les simuler. Cela suppose, là aussi, que l’atmosphère de désinformation et de suspicion s’estompe et que les scientifiques intéressés puissent aborder ces thèmes en toute liberté, sans craindre pour leur réputation. »


Dans le ciel corse, en 2004
Soucoupes volantes ? Nuages aux formes étranges ? Le phénomène reste inexpliqué et le mystère entier... PHOTO « NICE MATIN »

Source Sud-Ouest


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