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Jean-Pierre SEGONNES

samedi 16 mars 1996, CDIM-OVNI


Conversation à bâton rompu !

par Hervé BROCA

Entretien avec Jean-Pierre SEGONNES correspondant de S.O.S OVNI Gironde

CREPS : Comment avez-vous découvert le phénomène OVNI et depuis combien de temps vous-y consacrez-vous ?

J-P SEGONNES : C’était en 75-76 un soir d’été. J’habitais Blanquefort dans une résidence HLM et toute la journée l’ensemble de l’appartement exposé au sud était complètement ensoleillé. Malgré la protection de rideaux en plastique il y avait une chaleur torride à l’intérieur, alors je passai souvent mes soirées à la fenêtre. Un soir en regardant machinalement le ciel j’ai vu un objet que je n’ai pu identifier ; " comme une grosse étoile " qui se baladait dans le ciel en faisant une trajectoire en zigzag mais très nette et très rapide sans ralentissement dans les virages. L’objet en provenance du nord décrivait une grande boucle et disparu vers le nord. J’étais stupéfait ! J’avais déjà entendu parler du phénomène ovni par les émissions télé et radio. C’était l’époque où Jean-Claude BOURRET faisait son show médiatique. J’ai senti que j’avais été le témoin de quelque chose de peu commun. Puis le temps a passé et j’ai continué à me documenter sur le sujet mais par simple curiosité.

CREPS : Mais qu’est-ce qui vous a poussé à poursuivre l’investigation sur le terrain ?

J-P SEGONNES : Tout simplement parce que cela me devenait proprement insupportable de ne pas y penser. Alors je me décidé à écrire à LDLN (revue Lumières Dans La Nuit) pour en savoir plus. Ils m’invitèrent à devenir enquêteur dans la région de Bordeaux. Ce que j’acceptai ! Puis j’ai fait mes premières enquêtes sur des cas anciens mais très vite je ne pouvais adhérer aux explications sommaires de LDLN dans les conclusions de certains comptes-rendus d’enquêtes. Plus tard, grâce à la rencontre avec J-L PROUST j’ai pu participer aux Rencontres Européennes de Lyon et rencontrer Perry PETRAKIS. Nous avons discuté ses vues étaient similaires aux miennes. Il me proposa de travailler avec lui ce que je fis dans le cadre de S.O.S OVNI car je trouve que ses méthodes de travail sont tout à fait intéressantes. Dès que j’ai ou qu’il a une information nous nous téléphonons ou utilisons le minitel si l’on considère que l’observation est intéressante alors j’entame une procédure d’enquête.

CREPS : Votre recherche vous a-t-elle conduite vers des interrogations ou des déceptions si oui lesquelles ?

J-P SEGONNES : Il y a eu une observation dans le sud de la France assez impressionnante ou un couple de belges avaient été témoins d’un phénomène lumineux éblouissant et suite à cette observation des traces avaient été découverte dans un champ près d’un petit village de montagne. L’enquête préliminaire auprès des services de gendarmerie de Quiza (Aude) avait montré que l’observation était recoupée par les deux témoignages ainsi que les traces laissées au sol. Alors je me rendis sur place est travaillai avec les gendarmes. En fait, il s’agissait d’un canular grossier. Dans ce domaine tout me tombe sur la tête de la simple météorite à l’hallucination pure est simple. Je souhaite ne pas trop m’impliquer dans le phénomène. J’essaie d’avoir une vision assez globale, de ne pas me laisser imprégner par les autres acteurs. Je suis un chercheur indépendant. Je ne cherche pas à m’insérer dans tel ou tel groupe ufologique.

CREPS : Avez-vous connaissance de cas d’observations avec traces au sol dans la région Bordelaise ?

J-P SEGONNES : Il y en a eu quatre depuis les années cinquante. Mais je n’aime pas étudier ce genre de faits passés car plus on en parle, plus l’histoire originale s’altère. Ce qui est intéressant c’est ce qui ne dépend pas du témoignage humain par exemple les bases radars l’une militaire, l’autre sur un avion de ligne qui aperçoivent quelque chose qui se déplace d’une façon peu ordinaire et qui perturbe les réseaux électriques.

CREPS : Comment procéder lors d’un cas d’ atterrissage d’ovni ?

J-P SEGONNES : Il faut se précipiter pour y faire les prélèvements et autre analyses du terrain et recueillir les témoignages qui permettront de restituer l’événement avec le maximum de détails. En tout les cas il ne faut plus que le gâchis de Trans en Provence se reproduise.

CREPS : Quel gâchis ?

J-P SEGONNES : Il faut prélever les végétaux dans les heures qui suivent le phénomène et que le laboratoire les analyse immédiatement. Les prélèvements réalisés à Trans un mois après l’observation étaient inutilisables. Et cela il ne faut plus que cela se reproduise car les gens doivent savoir à présent comment l’on doit réagir lors d’un cas atterrissage d’un objet-non-identifié.

CREPS : Cela veut-il dire qu’il n’y a pas de volonté pour que l’on soit plus professionnel ?

J-P SEGONNES : Exactement ! Tout simplement parce qu’il faut des moyens. Et l’on pourra être 100000 associations de plus si l’on n’a pas les capitaux pour mener à bien les recherches de base sur terrain -que le SEPRA devait réaliser à l’origine- on n’avancera à rien. Pour le cas de Quiza la gendarmerie a téléphoné au SEPRA pour demander de recueillir les prélèvements au sol, ce dernier aurait prétexté un emploi du temps chargé et donna par téléphone les conseils pour prélever les échantillons. Inutile de vous dire que pour l’acheminement ; c’est la poste ! Non ce n’est pas sérieux. Pourquoi ne pas imaginer un groupe détaché à la gendarmerie par exemple ?

CREPS : Et que pensez-vous des chercheurs indépendants dans l’ensemble ?

J-P SEGONNES : Cela ne sert à rien, tout le monde travaille dans son coin et réalise les même travaux il n’y a pas eu d’évolution parce que faire de l’investigation sur le terrain cela demande des moyens qu’aucun groupe ne peut obtenir tant qu’il n’y aura pas d’esprit fédératif -N.D.L.R le Creps est là pour cela à présent- . C’est plus difficile de travailler sur un fait passé qui ne permet pas d’avoir du recul que de travailler à chaud sur une observation récente. Quand on étudie quelque chose, il vaut mieux l’avoir sous la main parce que c’est bien d’avoir des témoignages, mais on ne peut rien en faire même s’il y en a eu plusieurs. La seule conclusion c’est de se dire qu’il s’est passé réellement quelque chose à tel endroit, tel jour.

CREPS : Alors que faire de constructif ?

J-P SEGONNES : Voici ma propre vision des choses, s’il on pouvait changer les mentalités et les orienter vers d’autres méthodes se dire que plutôt que de continuer à enquêter on fonde un rassemblement avec des capitaux en étant dégagé de toute école de pensée on arriverait mieux à se faire comprendre des services de météorologie, de l’aviation civile, de la gendarmerie et de la presse. Les gens seraient amenés à nous faire plus confiance et se faisant nous aurions plus d’informations fiables et de moyens de vérification ainsi qu’une rapidité de réactions. Mais cela n’est pas le cas pour le moment.

CREPS : Que pensez-vous de l’attitude d’ouverture dans les médias de Jean-Jacques VELASCO responsable du SEPRA ?

J-P SEGONNES : Il porte certainement un intérêt au phénomène. D’un autre côté, il est tellement impliqué dans le phénomène qu’il ne faut pas qu’il se suicide, c’est son boulot. Je pense que depuis pas mal de temps il avait certainement en vue ce qui va arriver dans quelques mois c’est à dire la mise sur pied d’une cellule européenne de synthèse sur les ovnis. Fort de sa position de scientifique français je pense qu’il a senti tourner le vent en sa faveur et qu’il est prédestiné à la direction de cet organe. Le problème avec le SEPRA c’est qu’il n’y a aucun contrôle sur ce qui s’y passe. On sait déjà qu’il ne sont pas nombreux -lui et sa secrétaire- quand on voit ce qui se passe au niveau des enquêtes la gendarmerie entretien des relations tendues avec le SEPRA un exemple : je discutai avec un brigadier et il s’étonnait lors de l’envoi d’informations à cet cellule de ne jamais avoir de retour. Ce qu’il faut savoir c’est que le SEPRA est une antenne des organes militaires n’y plus n’y moins. La couverture des informations qu’il possède est tout à fait caractéristique des militaires d’autant que pour les centres d’expertises se sont les centres de l’armée qui sont utilisés donc il n’y a rien à en tirer. Ce qui est dangereux, c’est que par exemple s’il devient directeur d’un organisme de collecte européen c’est grave parce qu’il n’y aura aucun contrôle. Un écran de fumée pourra faire disparaître les bonnes informations et à la limite diffuser les mauvaises. Le problème avec le phénomène ovni c’est que l’on essaie d ’expliquer un phénomène aberrant par des explications encore plus aberrantes. On arrive pas à se départir de cette situation.

CREPS : Quels sont les buts que vous visez dans votre démarche personnelle ?

J-P SEGONNES : Personnellement j’aime assez la thèse extra-terreste car elle répond à mon conception de l’univers car je m’intéresse aussi à l’astronomie et je tiens des conférences au club de Vayres. C’est totalement irréaliste que nous soyons les seul dans l’univers et s’il on se place à l’échelle de l’univers on n’est qu’un point dans le temps et des points il y en a partout et certains sont tellement loin qu’il n’y a rien d’irréaliste dans le fait qu’une civilisation E.T plus avancée que la notre ait des moyens de nous visiter. Mais maintenant il ne faut pas y voir quelque chose de systématique. Mon rêve est de trouver un jour une preuve qui me fasse dire : " eh bien, je ne me suis pas trompé ! ".

CREPS : Parlez-nous de votre relation avec le réseau SOS ovni ?

J-P SEGONNES : C’est un groupe de personnes coordonnés par P.PETRAKIS qui sont des antennes dans la France. L’objectif c’est d’être au plus près de la réalité côté physique c’est coller aux échelles de décisions et aller sur le terrain, utiliser les observations-radar enregistrées en même temps que l’événement et chercher à expliquer le phénomène avant de balancer une hypothèse fumeuse.

CREPS : Que pensez-vous des ufologues ?

J-P SEGONNES : Le problème c’est qu’ils ne peuvent présenter un cas sans le colorer de leur hypothèse favorite. Je m’explique ; tant que l’on aura des gens versés dans telle ou telle thèse on aura droit à des extrémistes dans ce domaine et l’on ne pourra obtenir la caution officielle des organismes météo et autres car on sera catalogué dans la rubrique de farfelus parce que l’on a toujours présenté des cas entachés d’hypothèse plus ou moins fumeuses. La raison en est les mauvaises enquêtes et autres mystification qui ont décrédibilisé l’ufologie.

CREPS : Que pensez-vous du black-out général des autorités dans l’ensemble vis à vis du problème ovni ?

J-P SEGONNES : La raison du black-out c’est que les militaires n’apprécient pas ne pas expliquer un phénomène qui leur échappe, sans compter la crainte d’effrayer la population sur la venue d’extra-terrestres en avance sur nous. Il ne faut pas accuser tel ou tel système de faire de la rétention d’informations c’est comme cela que le système militaire fonctionne. Il n’y a pas de raison que cela change tant que les mentalités n’auront pas évoluées au sein même des services de communications qui devraient collaborer entre eux gendarmerie et armée. Il n’y a aucun moyen de communiquer efficacement sur un cas précis sur lequel j’ai enquêté sur des reste de filaments trouvés après une observation en Dordogne. La gendarmerie n’était pas informée par l’armée de l’observation alors qu’en on sait qu’elle dépend du ministère des armées... La structure sociale est un petit groupe qui grosso modo s’accapare tout ce qui peut être intéressant comme moyen médiatique et qui s’en sert pour diriger les masses. Le truc c’est de ramasser tout un tas d’infos et de ne les montrer à personne pour que cela serve à alimenter la machine. La société est faite de telle façon, ce que la masse produit ne profite qu’à un petit noyau. Certains estiment qu’il n’y pas de raison à révéler certains secrets sur les ovnis.

CREPS : Merci à vous d’avoir bien voulu nous répondre.

Entretien réalisé le jeudi 16 Mars 1994


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AUTEUR :
-CDIM-OVNI
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